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AMART 2026, du XIVe siècle à Marino Marini : voici le Milan des antiquités. Le reportage (avec les prix)

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À l'occasion de la huitième édition d'AMART, qui se tient au Musée de la Permanente jusqu'au 8 novembre, plus de soixante galeries proposent un parcours allant de la peinture sur fond d'or du XIVe siècle au XXe siècle de Marino Marini, Picasso et Guttuso, avec quelques incursions dans l'art contemporain. La peinture lombarde, génoise et vénitienne des XVIIe et XVIIIe siècles occupe une place prépondérante, mais la place accordée aux XIXe et XXe siècles ne cesse de croître. Voici ce que nous avons vu, et à quels prix. Reportage d’Ilaria Baratta et Noemi Capoccia.

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AMART, le salon des antiquaires de Milan, organisé par l’Association des antiquaires milanais et PROMO.TER Confcommercio Milano, en est désormais à sa huitième édition. Devenu un rendez-vous incontournable de l’automne milanais, il s’agit du dernier grand salon de l’année en Italie dédiéaux antiquités: jusqu’au 8 novembre 2026, AMART accueillera le public dans les salles du Musée de la Permanente, via Turati, avec plus de soixante exposants, pour la plupart italiens, mais comptant également quelques participants internationaux. Un salon à taille humaine, toujours aussi intéressant tant pour les collectionneurs chevronnés que pour ceux qui s’initient aux antiquités mais souhaitent le faire en toute sécurité, avec des œuvres de grande qualité, en bon état, en s’appuyant sur un marché qui, selon les déclarations du président de l’Association, Michele Subert, « ignore la médiocrité et l’ordinaire ». Outre les peintures, les sculptures, les meubles, l’argenterie et les tapis, qui constituent depuis les premières éditions la colonne vertébrale de l’événement, le salon s’ouvre désormais de manière durable à l’art moderne, au design, aux arts décoratifs et même, comme on le verra, à quelques incursions dans l’art contemporain.

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Les impressions recueillies après l’avant-première réservée à la presse hier confirment cette orientation, et AMART s’est une nouvelle fois révélée être un salon articulé autour d’une part importante de peinture ancienne, avec une forte présence des écoles régionales (la Lombardie, comme il se doit à Milan, mais aussi Gênes et Venise), accompagnées d’un ensemble consistant d’œuvres italiennes du XIXe siècle et de quelques noms du XXe siècle, tant italiens qu’internationaux, ces derniers faisant grimper considérablement le niveau des prix. Les prix varient de quelques milliers d’euros (mais on trouve aussi des œuvres à des prix inférieurs, pour ceux qui souhaitent se lancer dans la collection) à plusieurs centaines.

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AMART, édition 2026
AMART, édition 2026
AMART, édition 2026
AMART, édition 2026
AMART, édition 2026
AMART, édition 2026
AMART, édition 2026
AMART, édition 2026
AMART, édition 2026
AMART, édition 2026

Le parcours peut commencer par l’œuvre qui, plus que toute autre, s’impose par ses dimensions. BKV Fine Art présente le Portrait de Giulio Gregorio Orsini, surintendant général de la milice urbaine, réalisé par Giacomo Ceruti (Milan, 1698 – 1767), l’une des œuvres les plus attendues de l’événement : Orsini avait été nommé en 1755, année à laquelle remonte le tableau, à la plus haute fonction de la milice citadine dans le Milan des Habsbourg, une charge avant tout honorifique que Ceruti traduit par la formule du grand portrait équestre, tempérée par le paysage préalpin en arrière-plan et par le soin apporté aux détails du costume. La toile provient des collections de la famille Orsini Falcò Pio et révèle la facette aristocratique d’un peintre surtout connu pour ses tableaux représentant les pauvres et les plus démunis. Le prix demandé est de 250 000 euros.

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Chez Capozzi Antichità, à Gênes, l’accent est résolument ligure : le Saint Jérôme dans le désert de Gregorio De Ferrari (Porto Maurizio, 1647 – Gênes, 1726), œuvre de maturité jouant sur des tons chauds et sur une figure du saint modelée par la lumière, est proposée à 60 000 euros, tandis que le prix de La prédication de Jean-Baptiste de Giovanni Francesco Castiglione (Mantoue, 1641 – Gênes, 1716), une œuvre inédite provenant du Palazzo Descalzi à Chiavari, qui offre une occasion précieuse de découvrir le peintre, fils du plus célèbre Giovanni Benedetto, mieux connu sous le nom de « Grechetto », hors de l’ombre de son père, puisqu’il s’agit d’une œuvre de maturité. À signaler également, sur le même stand, une sculpture de la seconde moitié du XVe siècle, à savoir la « Vierge adorant l’Enfant » de Giovanni Zebellana (bois sculpté, polychrome et doré), un artiste que l’on ne trouve pas si facilement dans un salon, au prix de 75 000 euros. Restons à Gênes avec Fabio Di Ruggiero, qui expose une paire de toiles de Domenico Piola ( Gênes, 1627 – 1703) et Stefano Camogli (Gênes, vers 1610 – 1690),L’Allégorie du printemps etL’Allégorie de l’automne, fruit de la collaboration entre un figuriste de renom et un spécialiste des fleurs et des fruits : le duo est proposé à 48 000 euros. D’un tout autre genre, le stand de la RV Art Gallery Studio, galerie spécialisée dans la peinture animalière, où le Pointer à l’arrêt de Maximilian Klein von Diepold (Bad Wilhelmshöhe, 1873 – Dorndorf, 1949), œuvre du début du XXe siècle, s’adresse aux collectionneurs de peinture cynégétique, au prix de 8 000 euros.

Altomani & Sons propose l’un des stands les plus riches du salon, réparti sur deux étages, et c’est également le seul où les prix sont clairement affichés. À l’étage supérieur, le Portrait de Vincenzo Ier Gonzaga, duc de Mantoue, réalisé par le Mantouan Pietro Facchetti (Mantoue, 1539 – Rome, 1613), œuvre datant d’environ 1599-1600, qui compte parmi les plus admirées du salon, est proposé à 220 000 euros. À l’étage inférieur, on peut quant à lui admirer un chef-d’œuvre du XVe siècle florentin, la « Vierge aux chandeliers » d’Antonio Rossellino (Settignano, 1427 – Florence, 1479), qui conserve sa polychromie et sa dorure d’origine, proposée à 180 000 euros. À signaler également une intense « Vierge à l’Enfant » de Sassoferrato (Giovanni Battista Salvi ; Sassoferrato, 1609 – Rome, 1685), à 95 000 euros, ainsi que le Martyre de sainte Catherine d’Alexandrie attribué à Giovan Francesco Caroto ( Vérone, vers 1480 – 1555), à 35 000 euros.

Giacomo Ceruti, Portrait de Giulio Gregorio Orsini, surintendant général de la milice urbaine (1755 ; huile sur toile, 297,5 × 236,5 cm). Présenté par : BKV Fine Art
Giacomo Ceruti, Portrait de Giulio Gregorio Orsini, surintendant général de la milice urbaine (1755 ; huile sur toile, 297,5 × 236,5 cm). Présenté par : BKV Fine Art
Gregorio De Ferrari, Saint Jérôme dans le désert (huile sur toile, 120 × 166 cm). Présenté par : Capozzi Antichità
Gregorio De Ferrari, Saint Jérôme dans le désert (huile sur toile, 120 × 166 cm). Présenté par : Capozzi Antichità
Giovanni Francesco Castiglione, La prédication de Jean-Baptiste (huile sur toile, 150 × 121 cm). Présenté par : Capozzi Antichità
Giovanni Francesco Castiglione, Le sermon de Jean-Baptiste (huile sur toile, 150 × 121 cm). Présenté par : Capozzi Antichità
Giovanni Zebellana, Vierge adorant l'Enfant (bois sculpté, polychrome et doré, 115 × 60 × 36 cm). Présenté par : Capozzi Antichità
Giovanni Zebellana, Vierge adorant l’Enfant (bois sculpté, polychrome et doré, 115 × 60 × 36 cm). Présenté par : Capozzi Antichità
Domenico Piola et Stefano Camogli, Allégorie du printemps (huile sur toile, 122 × 104 cm). Présenté par : Fabio Di Ruggiero
Domenico Piola et Stefano Camogli, Allégorie du printemps (huile sur toile, 122 × 104 cm). Présenté par : Fabio Di Ruggiero
Domenico Piola et Stefano Camogli, Allégorie de l'automne (huile sur toile, 122 × 104 cm). Présenté par : Fabio Di Ruggiero
Domenico Piola et Stefano Camogli, Allégorie de l’automne (huile sur toile, 122 × 104 cm). Présenté par : Fabio Di Ruggiero
Maximilian Klein V. Diepold, Pointer à l'arrêt (début du XXe siècle ; huile sur toile, 60 × 90 cm). Présenté par : RV Art Gallery Studio
Maximilian Klein V. Diepold, Pointer à l’arrêt (début du XXe siècle ; huile sur toile, 60 × 90 cm). Présenté par : RV Art Gallery Studio
Pietro Facchetti, Portrait de Vincenzo Ier Gonzaga, duc de Mantoue (vers 1599-1600 ; huile sur toile, 216 × 152 cm). Présenté par : Altomani & Sons
Pietro Facchetti, Portrait de Vincenzo Ier Gonzaga, duc de Mantoue (vers 1599-1600 ; huile sur toile, 216 × 152 cm). Présenté par : Altomani & Sons
Antonio Rossellino, Vierge aux chandeliers (vers 1457-1461 ; bas-relief en stuc avec polychromie et dorures d'origine, 79 × 57 cm). Présenté par : Altomani & Sons
Antonio Rossellino, Vierge aux candélabres (vers 1457-1461 ; bas-relief en stuc avec polychromie et dorures d’origine, 79 × 57 cm). Présenté par : Altomani & Sons
Giovan Battista Salvi, dit « il Sassoferrato », Vierge à l'Enfant (huile sur toile, 38 × 44,5 cm). Présenté par : Altomani & Sons
Giovan Battista Salvi, dit « il Sassoferrato », Vierge à l’Enfant (huile sur toile, 38 × 44,5 cm). Présenté par : Altomani & Sons
Giovan Francesco Caroto (attribué), Le martyre de sainte Catherine d'Alexandrie (huile sur bois, 56 × 43 cm). Présenté par : Altomani & Sons
Giovan Francesco Caroto (attribué), Martyre de sainte Catherine d’Alexandrie (huile sur bois, 56 × 43 cm). Présenté par : Altomani & Sons

Milani Antichità mise sur Venise : deux toiles inédites de Luigi Querena (Venise, 1824 – 1887), signées et datées de 1886, et appartenant donc aux dernières phases de la carrière du peintre, l’un des derniers peintres de vues, retiennent immédiatement l’attention. Il s’agit du *Bucintoro devant le Palais des Doges* et de la *Fête sur le Grand Canal vue depuis le Palais Balbi*, des œuvres qui, près d’un siècle après la fin de la République, évoquent les cérémonies de la Sérénissime : le lot est proposé à 250 000 euros. Les quatre esquisses de Girolamo Brusaferro (Venise, vers 1684 – vers 1720) représentant les allégories de l’Histoire et de la Forteresse, de la Piété et de la Tempérance, de la Victoire et de la Tragédie, de l’Amour de la Patrie et de Venise : il s’agit d’études préparatoires pour quatre des fresques surmontant les portes du portego de Ca’ Pesaro à Venise, datées par la critique entre 1702 environ et 1730 environ, et qui font actuellement l’objet d’une publication sous la direction d’Enrico Lucchese (le prix demandé est de 35 000 euros). La « vedette » du stand n’est toutefois pas un tableau, mais… une paire de meubles : il s’agit des deux commodes de Giuseppe Maggiolini ( Parabiago, 1738 – 1814), l’un des ébénistes les plus importants au monde de la seconde moitié du XVIIIe siècle : le prix demandé pour ces deux chefs-d’œuvre d’ébénisterie est de 250 000 euros.

À la Galerie d’Orlane, on trouve un vase à fleurs inédit de Mario Nuzzi, dit Mario dei Fiori (Rome, 1603 – 1673), proposé à 32 000 euros, à côté d’une petite « Vieille femme du peuple » du Lucan Giacomo Di Chirico (Venosa, 1844 – Naples, 1883), qui figure parmi les propositions les plus abordables du salon avec son prix de 3 800 euros. Chez Subert, la galerie du président de l’association, l’attention se porte non seulement sur une belle « Madonna del Puligo », mais aussi sur une série de globes de poche anglais des XVIIIe et XIXe siècles, ces petits globes rangés dans des étuis sphériques : le plus ancien, signé par le Londonien Nathaniel Hill, date de 1754. Les prix varient entre 7 000 et 11 000 euros.

La Galerie d’Art Cesaro présente une Petite composition équestre I de Marino Marini (Pistoia, 1901 – Viareggio, 1980), au prix de 25 000 euros : une première rencontre avec le sculpteur des chevaux et avec un thème que l’on retrouvera plus tard dans le salon, à des prix bien plus élevés. Callisto Fine Arts, galerie londonienne dirigée par des Italiens, expose les « Cherubini » de Giovanni Battista Tiepolo (Venise, 1696 – Madrid, 1770), datant de 1743-1744, qui faisaient autrefois partie de la collection Agnew à Londres et des collections Baroni à Florence, répertoriés dans les catalogues de Molmenti, Morassi et Pedrocco (160 000 euros), ainsi qu’une belle boîte du XIXe siècle en ébène avec des incrustations de pierres dures, qui surprend surtout par ses pieds en forme de Néréides en bronze doré (elle provient de l’abbaye de Durrow, en Irlande, et est proposée à 35 000 euros). En provenance du Piémont, Secol-Art Antichità présente au salon, comme à son habitude, divers objets qui sortent du répertoire habituel, exposés d’ailleurs sur d’étranges socles emballés qui font de ce stand l’un des plus excentriques du salon : cette fois-ci, on retiendra notamment un grand vitrail représentantl’Ascension de Jésus, réalisé par un verrier de Birmingham à la fin du XIXe siècle, à 38 000 euros, et une valise en cuir Louis Vuitton avec une trousse de toilette en cristal et en argent, réalisée à Londres en 1935, à 12 000 euros. Chez San Barnaba, spécialiste des Macchiaioli et des post-Macchiaioli, , on revient au XIXe siècle avec *Les musiciennes* de Raffaello Sorbi (Florence, 1844 – 1931), à 18 000 euros, et avec la petite mais ravissante « Femme à l’éventail » de Giuseppe De Nittis (Barletta, 1846 – Saint-Germain-en-Laye, 1884), à 45 000 euros.

«Fine Art by Di mano in mano » figure parmi les stands représentant le XXe siècle : la grande et spectaculaire « Milan 1961 » de Hsiao Chin (Shanghai, 1935 – 2023) est proposée à 26 000 euros, tandis que *L’Accordéoniste* de Renato Guttuso (Bagheria, 1911 – Rome, 1887) est proposé à 12 000 euros. Un bond en arrière de cinq siècles nous conduit au stand de B&Facchini - Antique Galerie, où la « Vierge à l’Enfant et aux saints » du Florentin Ventura di Moro (Florence, 1395/1402 – 1486), œuvre réalisée vers 1450, est proposée à 90 000 euros. Le deuxième Ceruti du salon se trouve chez Maison d’Arte, galerie de Monte-Carlo : il s’agit d’une Nature morte à la langouste, déjà exposée en 2005 à Brescia dans le cadre de l’exposition « Geni di Lombardia » et en 2006 dans le cadre de l’exposition « Il vino e l’arte », proposée à 75 000 euros. Sur le même stand, il convient de signaler un Portrait d’un philosophe de Gregorio Preti (Taverna, 1603 – Rome, 1672) à 60 000 euros, une « Scène de vie paysanne avec concert musical » de Giacomo Francesco Cipper (Feldkirch, 1664 – Milan, 1736), à 30 000 euros, ainsi qu’une vue de Caspar van Wittel (Amersfoort, 1653 – Rome, 1736) dont le prix s’élève à cinq zéros.

Luigi Querena, Fête sur le Grand Canal vue depuis le palais Balbi (signée et datée de 1886 ; huile sur toile, 52 × 75 cm). Présentée par : Milani Antichità
Luigi Querena, Fête sur le Grand Canal vue depuis le palais Balbi (signée et datée de 1886 ; huile sur toile, 52 × 75 cm). Présentée par : Milani Antichità
Girolamo Brusaferro, « L'Histoire et la Forteresse » ; « La Piété et la Tempérance » ; « La Victoire et la Tragédie » ; « L'Amour de la Patrie et Venise » (huile sur papier collé sur toile, 31,5 × 26 cm chacun). Présenté par : Milani Antichità
Girolamo Brusaferro, L’Histoire et la Forteresse ; La Piété et la Tempérance ; La Victoire et la Tragédie ; L’Amour de la Patrie et Venise (huile sur papier collé sur toile, 31,5 × 26 cm chacun). Présenté par : Milani Antichità
Giuseppe Maggiolini, Paire de commodes à 3 tiroirs avec porte frontale encastrée et escamotable, plaquées et marquetées (fin du XVIIIe siècle ; palissandre, bois de rose, acajou, érable, cerisier, buis et autres essences, 93 × 120 × 56,5 cm). Présenté par : Milani Antichità
Giuseppe Maggiolini, Paire de commodes à 3 tiroirs avec porte frontale encastrée et escamotable, plaquées et marquetées (fin du XVIIIe siècle ; palissandre, bois de rose, acajou, érable, cerisier, buis et autres essences, 93 × 120 × 56,5 cm). Présenté par : Milani Antichità
Mario Nuzzi, dit Mario dei Fiori, Vase aux fleurs (huile sur toile, 72 × 59 cm). Présenté par : Galerie d'Orlane
Mario Nuzzi, dit Mario dei Fiori, Vase avec des fleurs (huile sur toile, 72 × 59 cm). Présenté par : Galleria d’Orlane
Giacomo Di Chirico, Vieille femme du peuple (huile sur bois, 26 × 23 cm). Présenté par : Galerie d'Orlane
Giacomo Di Chirico, Vieille femme du peuple (huile sur bois, 26 × 23 cm). Présenté par : Galleria d’Orlane
Divers globes de poche des XVIIIe et XIXe siècles. Présentés par : Subert
Divers globes de poche des XVIIIe et XIXe siècles. Présentés par : Subert
Marino Marini, Petite composition équestre I (technique mixte et huile sur carton, 62 × 43 cm). Présenté par : Galerie d'art Cesaro
Marino Marini, Petite composition équestre I (technique mixte et huile sur carton, 62 × 43 cm). Présenté par : Galerie d’Art Cesaro
Giovanni Battista Tiepolo, Les Chérubins (vers 1743-1744 ; huile sur toile, 49 × 70 cm). Présenté par : Callisto Fine Arts
Giovanni Battista Tiepolo, Chérubins (vers 1743-1744 ; huile sur toile, 49 × 70 cm). Présenté par : Callisto Fine Arts
Giovanni Battista Tiepolo, Les Chérubins (vers 1743-1744 ; huile sur toile, 49 × 70 cm). Présenté par : Callisto Fine Arts
Giovanni Battista Tiepolo, Chérubins (vers 1743-1744 ; huile sur toile, 49 × 70 cm). Présenté par : Callisto Fine Arts
Fabrication italienne du XIXe siècle, boîte avec incrustations de pierres dures (XIXe siècle ; ébène, pierres dures, 38 × 56 × 51 cm). Présenté par : Callisto Fine Arts
Fabrication italienne du XIXe siècle, Boîte incrustée de pierres dures (XIXe siècle ; ébène, pierres dures, 38 × 56 × 51 cm). Présentée par : Callisto Fine Arts
Vitrier de Birmingham, vitrail représentant l'Ascension de Jésus (fin du XIXe siècle ; verres émaillés et assemblés au plomb, 190 × 200 cm). Présenté par : Secol-Art Antichità
Verrier de Birmingham, vitrail représentant l’Ascension de Jésus (fin du XIXe siècle ; verres émaillés et assemblés au plomb, 190 × 200 cm). Présenté par : Secol-Art Antichità
Louis Vuitton, valise en cuir avec trousse de toilette en cristal et argent (Londres, 1935). Présentée par : Secol-Art Antichità
Louis Vuitton, Valise en cuir avec trousse de toilette en cristal et argent (Londres, 1935). Présentée par : Secol-Art Antichità
Raffaello Sorbi, Les musiciennes (huile sur toile, 39,8 × 19,6 cm). Présenté par : San Barnaba
Raffaello Sorbi, Les musiciennes (huile sur toile, 39,8 × 19,6 cm). Présenté par : San Barnaba
Giuseppe De Nittis, Femme à l'éventail (huile sur toile, 25 × 18 cm). Présenté par : San Barnaba
Giuseppe De Nittis, Femme à l’éventail (huile sur toile, 25 × 18 cm). Présenté par : San Barnaba
Hsiao Chin, Milan 1961 (1961 ; acrylique sur toile, 125 × 175 cm). Présenté par : Fine Art by Di mano in mano
Hsiao Chin, Milan 1961 (1961 ; acrylique sur toile, 125 × 175 cm). Présenté par : Fine Art by Di mano in mano
Renato Guttuso, Accordéoniste (1959 ; acrylique sur papier, 67,5 × 52,5 cm). Présenté par : Fine Art by Di mano in mano
Renato Guttuso, Accordéoniste (1959 ; acrylique sur papier, 67,5 × 52,5 cm). Offert par : Fine Art by Di mano in mano
Ventura di Moro, Vierge à l'Enfant et saints (vers 1450 ; tempera sur panneau à fond d'or). Présenté par : B&Facchini - Antique Galerie
Ventura di Moro, Vierge à l’Enfant et saints (vers 1450 ; tempera sur panneau à fond doré). Offert par : B&Facchini - Antique Galerie
Giacomo Ceruti, Nature morte à la langouste (huile sur toile, 61,5 × 74 cm). Présenté par : Maison d'Arte - Monte-Carlo
Giacomo Ceruti, Nature morte à la langouste (huile sur toile, 61,5 × 74 cm). Présentée par : Maison d’Arte - Monte-Carlo
Gregorio Preti, Portrait d'un philosophe (huile sur toile, 132 × 98 cm). Présenté par : Maison d'Arte - Monte-Carlo
Gregorio Preti, Portrait d’un philosophe (huile sur toile, 132 × 98 cm). Présenté par : Maison d’Arte - Monte-Carlo
Giacomo Francesco Cipper, Scène de vie paysanne avec concert (huile sur toile, 73 × 57,3 cm). Présenté par : Maison d'Arte - Monte-Carlo
Giacomo Francesco Cipper, Scène de vie paysanne avec concert (huile sur toile, 73 × 57,3 cm). Présenté par : Maison d’Arte - Monte-Carlo

On descend à l’étage inférieur, où Botticelli Antichità présente l’une des œuvres les plus intéressantes du salon, le Buste de saint Charles Borromée d’Ercole Ferrata (Pellio Intelvi, 1610 – Rome, 1686), une œuvre de premier ordre de ce maître de la sculpture baroque, proposée à 120 000 euros, qui suscite naturellement l’intérêt du public milanais. Tout aussi liée à la ville, la « Vue du château des Sforza à Milan », de l’école lombarde du XVIIe siècle, est une grande huile sur toile de près de deux mètres de large exposée par Carlo Orsi, pour un prix demandé d’environ 100 000 euros. Antichità Giglio mêle l’art italien du XXe siècle et le design : même prix, 28 000 euros, pour deux œuvres qui ne pourraient être plus différentes, à savoir, d’une part, la « Tête de femme » d’Enrico Baj (Milan, 1924 – Vergiate, 2003), datant de 1972, dont le visage est construit par accumulation de matériaux selon un procédé que l’artiste milanais pratiquait depuis des années, et, d’autre part, les « Apparitions rustiques » de Fortunato Depero (Fondo, 1892 – Rovereto, 1960), œuvre de 1951-1952, appartenant donc à la période tardive du futuriste de Rovereto, et dont les dimensions sont d’ailleurs inhabituelles pour une œuvre sur papier puisqu’il s’agit d’une pièce de près de deux mètres de hauteur. Une pièce de design vient compléter cette sélection : le vase Geacolor que Gae Aulenti a dessiné pour Venini (2002 ; verre soufflé, hauteur 29,5 cm), au prix de 5 000 euros.

Dix-sept centimètres et demi de hauteur pour 380 000 euros : le rapport le plus inversement proportionnel entre dimensions et prix du salon se trouve sur le stand de Romigioli Antichità, où c’est le montant demandé pour le Portrait d’un jeune notaire lyonnais de Corneille de la Haye, dit Corneille de Lyon (La Haye, vers 1500-1510 – Lyon, 1575), un exemple de ces portraits de petit format, représentant un demi-buste sur fond neutre, que le peintre a réalisés pour la société lyonnaise et pour la cour de France (celui proposé à AMART date d’environ 1550). Mais on trouve également des œuvres plus anciennes sur ce même stand : on remonte au XIVe siècle florentin avec la Sainte Marguerite de Jacopo del Casentino (Pratovecchio, vers 1297 – vers 1349), l’une des plus belles œuvres sur fond d’or de l’édition de cette année, proposée à 110 000 euros.

Mirco Cattai, spécialiste des tapis anciens de grande valeur, en présente un datant de la fin du XVIe siècle (175 × 107 cm), un Oushak à bordure fleurie, de type « Lotto » (ces tapis anatoliens doivent leur nom à Lorenzo Lotto, qui les a représentés à plusieurs reprises dans ses toiles), que la galerie présente comme l’un des quatre exemplaires connus de ce type, pour un prix demandé supérieur à 100 000 euros. On revient à la peinture avec Mattarte, qui expose une « Charité » de Stefano Maria Legnani, dit « il Legnanino » (Milan, 1661 – 1713), avec une expertise d’Arabella Cifani : le peintre milanais s’est formé à Bologne auprès de Carlo Cignani et à Rome auprès de Carlo Maratta ; il s’est inspiré de Baciccio et a travaillé pour les Savoie au Palazzo Carignano. Cette toile, entièrement signée de la main de l’artiste, témoigne de sa palette claire et lumineuse, loin des teintes sombres de nombreux contemporains lombards. Le prix demandé est de 40 000 euros. On revient au XIXe siècle avec les œuvres de Guglielmo Ciardi (Venise, 1842 – 1917), seul artiste à figurer sur deux stands avec des prix si éloignés qu’ils méritent d’être comparés : chez Enrico Gallerie d’Arte, qui préfère indiquer des fourchettes plutôt que des montants précis, *La Laguna* est proposée entre 300 000 et 400 000 euros ; chez Piva & C. , *Le canal de la Giudecca, Venise* coûte 35 000 euros. Enrico propose également Giovanni Fattori (Livourne, 1825 – Florence, 1906) avec *Les Ailes de cavalerie*, sur le thème militaire qui traverse toute son œuvre, ainsi que Federico Zandomeneghi (Venise, 1841 – 1917) avec *I guanti neri*, un pastel sur papier représentant une femme élégante, réalisé selon la technique que le Vénitien a perfectionnée à Paris, au contact des impressionnistes. Pour ces deux œuvres, la fourchette de prix se situe entre 100 000 et 200 000 euros. Piva & C., outre le Ciardi, proposel’Adonis avec ses chiens du Génois Domenico Parodi (Gênes, 1672 – 1742), à 75 000 euros, ainsi que l’un des meubles les plus singuliers du salon : un bureau issu d’un atelier d’ébénisterie de Ferrare datant du milieu du XVIIIe siècle, en bois de bruyère sauvage (travaillé de manière à imiter la carapace d’une tortue), avec des sculptures dorées, à 250 000 euros.

On se rend ensuite au Japon chez Gilistra, galerie spécialisée dans l’art japonais, avec une armure complète de samouraï de la région de Kaga (milieu de la période Edo, XVIIIe siècle). La signature sur le casque, « Jōshū jū Saotome Ietada », renvoie à l’école Saotome, l’une des plus réputées parmi les fabricants d’armures. Le prix est de 95 000 euros. À la galerie Giampaolo Abbondio, en revanche, le dialogue s’établit entre deux siècles de portraits féminins, en partant de Giovanni Boldini pour aller jusqu’à des artistes contemporains tels que Matteo Basilè, Gianluca Di Pasquale et la très jeune Ines Michelotto, artiste qui fait ses débuts. La comtesse de Rasty allongée de Giovanni Boldini (Ferrare, 1842 – Paris, 1931) représente la femme qui fut l’une des présences les plus constantes des premières années parisiennes du peintre, et est proposée à 340 000 euros, tandis que sur le mur opposé, le tableau *Giorgia on leather sofa* de la jeune Ines Michelotto (Padoue, 1997), représentant lui aussi une figure féminine sur un canapé, est proposé à 5 600 euros. L’art contemporain est également à l’honneur sur le stand de Gian Enzo Sperone, où la confrontation entre une spectaculaire « Composition et décomposition » de Bertozzi&Casoni et une « Vénus et Cupidon » néoclassique d’Henry Tresham constitue l’un des moments les plus curieux de tout le salon AMART.

Ercole Ferrata, Buste de saint Charles Borromée (marbre, hauteur 62 cm). Présenté par : Botticelli Antichità
Ercole Ferrata, Buste de saint Charles Borromée (marbre, hauteur 62 cm). Présenté par : Botticelli Antichità
École lombarde, Vue du château des Sforza à Milan (XVIIe siècle ; huile sur toile, 150 × 198 cm). Présenté par : Carlo Orsi
École lombarde, Vue du château des Sforza à Milan (XVIIe siècle ; huile sur toile, 150 × 198 cm). Présenté par : Carlo Orsi
Enrico Baj, Tête de femme (1972 ; acryliques et collage sur bois, 55 × 45 cm). Présenté par : Antichità Giglio
Enrico Baj, Tête de femme (1972 ; acryliques et collage sur bois, 55 × 45 cm). Présenté par : Antichità Giglio
Fortunato Depero, « Apparitions rustiques » (1951-1952 ; encre de Chine et encre de Chine diluée sur papier collé sur bois, 195 × 114 cm). Présenté par : Antichità Giglio
Fortunato Depero, Apparitions rustiques (1951-1952 ; encre de Chine et encre de Chine diluée sur papier collé sur bois, 195 × 114 cm). Présenté par : Antichità Giglio
Gae Aulenti, Vase Geacolor (2002 ; verre soufflé, Venini, Murano, hauteur 29,5 cm). Présenté par : Antichità Giglio
Gae Aulenti, Vase Geacolor (2002 ; verre soufflé, Venini, Murano, hauteur 29,5 cm). Présenté par : Antichità Giglio
Corneille de la Haye, dit Corneille de Lyon, Portrait d'un jeune notaire lyonnais (vers 1550 ; huile sur panneau de noyer à veines verticales, 17,5 × 14 cm). Présenté par : Romigioli Antichità
Corneille de la Haye, dit Corneille de Lyon, Portrait d’un jeune notable lyonnais (vers 1550 ; huile sur panneau de noyer à veines verticales, 17,5 × 14 cm). Présenté par : Romigioli Antichità
Jacopo del Casentino, Sainte Marguerite (tempera sur panneau à fond d'or, 78 × 42 cm). Présenté par : Romigioli Antichità
Jacopo del Casentino, Sainte Marguerite (tempera sur panneau à fond doré, 78 × 42 cm). Présenté par : Romigioli Antichità
Tapis Lotto Anatolia (fin du XVIe siècle ; tapis d’Ushak de l’Anatolie centrale à bordure fleurie, 175 × 107 cm). Présenté par : Mirco Cattai
Tapis Lotto Anatolia (fin du XVIe siècle ; tapis Oushak d’Anatolie centrale à bordure fleurie, 175 × 107 cm). Présenté par : Mirco Cattai
Stefano Maria Legnani, dit « il Legnanino », *Carità* (huile sur toile, 95,5 × 127 cm). Présenté par : Mattarte
Stefano Maria Legnani, dit « il Legnanino », La Charité (huile sur toile, 95,5 × 127 cm). Présenté par : Mattarte
Guglielmo Ciardi, Laguna (huile sur toile, 82 × 107 cm). Présenté par : Enrico Gallerie d'Arte
Guglielmo Ciardi, Lagune (huile sur toile, 82 × 107 cm). Présenté par : Enrico Gallerie d’Arte
Giovanni Fattori, Ailes de cavalerie (huile sur toile, 40 × 59,2 cm). Présenté par : Enrico Gallerie d'Arte
Giovanni Fattori, Ailes de cavalerie (huile sur toile, 40 × 59,2 cm). Présenté par : Enrico Gallerie d’Arte
Federico Zandomeneghi, Les gants noirs (pastel sur papier, 61,7 × 46,8 cm). Présenté par : Enrico Gallerie d'Arte
Federico Zandomeneghi, Les gants noirs (pastel sur papier, 61,7 × 46,8 cm). Présenté par : Enrico Gallerie d’Arte
Guglielmo Ciardi, Le canal de la Giudecca, Venise (huile sur toile, 56 × 101 cm). Présenté par : Piva & C.
Guglielmo Ciardi, Canal de la Giudecca, Venise (huile sur toile, 56 × 101 cm). Présenté par : Piva & C.
Domenico Parodi, Adonis et ses chiens (huile sur toile, 191 × 123 cm). Présenté par : Piva & C.
Domenico Parodi, Adonis avec ses chiens (huile sur toile, 191 × 123 cm). Présenté par : Piva & C.
Ébénisterie de Ferrare, bureau de salon (milieu du XVIIIe siècle ; bois de bruyère sauvage avec sculptures dorées). Présenté par : Piva & C.
Ébénisterie de Ferrare, bureau central (milieu du XVIIIe siècle ; bois de bruyère sauvage avec sculptures dorées). Présenté par : Piva & C.
Signé (sur le kabuto) Jōshū jū Saotome Ietada, armure de samouraï (région de Kaga, milieu de l'époque Edo, XVIIIe siècle). Présenté par : Gilistra Arte giapponese
Signé (sur le kabuto) Jōshū jū Saotome Ietada, armure de samouraï (région de Kaga, milieu de l’époque Edo, XVIIIe siècle). Présenté par : Gilistra Arte giapponese
Giovanni Boldini, La comtesse de Rasty allongée (1880 ; pastel sur soie monté sur papier, 44,5 × 116,5 cm). Présenté par : Galerie Giampaolo Abbondio
Giovanni Boldini, La comtesse de Rasty allongée (1880 ; pastel sur soie monté sur papier, 44,5 × 116,5 cm). Présenté par : Galerie Giampaolo Abbondio
Ines Michelotto, « Giorgia sur un canapé en cuir » (2024 ; huile sur toile, 110 × 70 cm). Présenté par : Galerie Giampaolo Abbondio
Ines Michelotto, Giorgia sur un canapé en cuir (2024 ; huile sur toile, 110 × 70 cm). Présenté par : Galerie Giampaolo Abbondio

C’est à la Galerie Traits Noirs & Co., de Paris, que l’on atteint les montants les plus élevés, et c’est là que s’achève idéalement le propos entamé par Cesaro avec la petite composition équestre de Marino Marini. Ici, son *Cavaliere*, plâtre polychrome de 1947, est un modèle original de grandes dimensions, datant de la période où le thème du cheval et du cavalier, central dans toute l’œuvre du sculpteur, se charge d’une nouvelle tension dans l’après-guerre. Le prix demandé est de 1,2 million d’euros, soit le montant le plus élevé du salon. Sur le même stand, le « Sobreteixim-Sack 2 » de 1973 de Joan Miró (Barcelone, 1893 – Palma de Majorque, 1983), issu de la série dans laquelle le peintre catalan s’est confronté aux matériaux textiles, est proposé à 680 000 euros, ainsi qu’une Étude pour Les Femmes d’Alger, d’après Delacroix de Pablo Picasso (Málaga, 1881 – Mougins, 1973), liée au cycle de variations sur le chef-d’œuvre de Delacroix, à 550 000 euros. Ceux qui préfèrent la recherche aux signatures célèbres trouveront leur bonheur chez Ars Antiqua, avec une « Captive de Samson » de Guglielmo Cairo accompagnée d’une fiche descriptive de Camillo Manzitti. On sait peu de choses sur ce peintre originaire de Casale, actif dans la seconde moitié du XVIIe siècle : pendant longtemps, la seule œuvre certaine étaitune « Adoration des bergers » signée et datée de 1671, acquise par la ville de Turin. La toile présentée au salon confirme l’influence de la peinture génoise, et en particulier de Domenico Piola, mais révèle également une touche personnelle, à savoir la tendance à fragmenter le récit en de nombreux personnages, chacun doté d’une personnalité propre, comme le montrent les visages des soldats philistins rassemblés autour du héros. L’œuvre de cet artiste rare est proposée à 38 000 euros.

Deux œuvres majeures, pour des raisons différentes, proposées par Scultura italiana srl. La fête devant une image de la Vierge Marie en plein air dans la Brianza, œuvre de 1850 de Giuseppe Molteni (Affori, 1800 – Milan, 1867) est une scène de dévotion populaire devant une niche mariale, où une jeune femme en tenue de fête montre l’image sacrée à une petite fille, dans un format monumental qui élève cet épisode de genre au rang de peinture d’histoire, dans l’esprit du romantisme lombard : le prix demandé est de 250 000 euros. Mais c’est le petit marbre qui coûte le plus cher : la « Mater purissima » d’Adolfo Wildt (Milan, 1868 – 1931), datant de 1919, un haut-relief en marbre de Candoglia, isole la tête de la Vierge tirée du grand relief *Marie donne la lumière aux petits chrétiens* présenté à Milan l’année précédente. Wildt réduit l’image au profil et à la courbe du cou, conférant aux surfaces polies une expression oscillant entre pureté et souffrance. Elle est proposée à 600 000 euros. « Sine Tempore » permet une comparaison directe avec ce que l’on a vu au début du parcours : la *Prédication de Jean-Baptiste* de l’Émilien Giovanni Maria Viani (Bologne, 1636 – 1700), proposée à 45 000 euros, traite du même sujet que la toile de Castiglione exposée chez Capozzi, dans une déclinaison émilienne plutôt que génoise. À côté, une Vue de la place Saint-Marc avec l’ombre du clocher, attribuée à Michele Marieschi (Venise, 1710 – 1743), est proposée à 75 000 euros. À la Galerie Giamblanco, le « David avec la tête de Goliath » de Giuseppe Vermiglio (Alexandrie, vers 1587 – vers 1635), sur un sujet cher à la culture caravagiste à laquelle le peintre adhérait, est proposé entre 60 000 et 80 000 euros. L’Étude de saint, peut-être saint Pierre, de Giovanni Lanfranco (Parme, 1582 – Rome, 1647) coûte quant à elle 16 000 euros, un montant modeste pour un figure majeure du baroque romain.

Le début du XXe siècle en Europe centrale fait l’objet d’un espace dédié par la galerie livournaise 800/900 Art Studio.L’Allégorie d’Anton Müller-Wischin (Weissenhorn, 1865 – Marquartstein, 1949), œuvre de 1915 exposée à la Biennale de 1924 où la section allemande était dirigée par Franz von Stuck, est l’œuvre d’un peintre bavarois surtout connu pour ses paysages et ses natures mortes, lors du mariage duquel, selon les mémoires familiales, Paul Klee joua du violon. Au centre de la toile, une figure féminine au regard hautain est entourée de visages masculins et d’objets chargés de sens – un crâne, un collier de perles, un calice de vin – dans une mise en scène qui rappelle Böcklin (prix : 10 000 euros). Le calice de Gino Parin ( Federico Guglielmo Jehuda Pollack ; Trieste, 1876 – Bergen-Belsen, 1944) possède quant à lui un parcours d’exposition bien documenté : il s’agissait de la première œuvre présentée lors de l’exposition personnelle du peintre à la Galerie Heinemann de Munich, entre janvier et février 1914, et la critique allemande de l’époque y avait reconnu des échos des figures féminines des préraphaélites. Le tableau est proposé à 20 000 euros. Le tour d’horizon s’achève chez Le Due Torri, avec un cas qui concerne tout autant le marché que l’histoire de l’art. Les Tentations de saint Antoine de Camillo Procaccini ( Parme, 1561 – Milan, 1629), peintre émilien de naissance et milanais d’adoption, figure majeure de la période borroméenne, font l’objet d’une notification : cette mesure empêche leur sortie définitive d’Italie et limite de fait le public des acquéreurs potentiels aux collectionneurs italiens. La demande dépasse toutefois les 200 000 euros.

Marino Marini, Cavaliere (1947 ; modèle original en plâtre polychrome, 100 x 66 x 37 cm). Présenté par : Galerie Traits Noirs & Co.
« Marino Marini, Cavaliere (1947 ; modèle original en plâtre polychrome, 100 x 66 x 37 cm). Présenté par : Galerie Traits Noirs & Co.
Joan Miró, Sobreteixim-Sack 2 (1973 ; acrylique et laine sur toile de jute, 193 × 69 cm). Présenté par : Galerie Traits Noirs & Co.
Joan Miró, Sobreteixim-Sack 2 (1973 ; acrylique et laine sur toile de jute, 193 × 69 cm). Présenté par : Galerie Traits Noirs & Co.
Pablo Picasso, Étude pour « Les Femmes d'Alger », d'après Delacroix (1954 ; encre sur papier, 34,5 × 43,5 cm). Présenté par : Galerie Traits Noirs & Co.
Pablo Picasso, Étude pour Les Femmes d’Alger, d’après Delacroix (1954 ; encre sur papier, 34,5 × 43,5 cm). Présenté par : Galerie Traits Noirs & Co.
Guglielmo Cairo, La capture de Samson (huile sur toile, 170 × 217 cm). Présenté par : Ars Antiqua
Guglielmo Cairo, La capture de Samson (huile sur toile, 170 × 217 cm). Présenté par : Ars Antiqua
Giuseppe Molteni, La fête en l'honneur d'une image de la Vierge Marie en plein air dans la Brianza (1850 ; huile sur toile, 268 × 205 cm). Présenté par : Scultura italiana srl
Giuseppe Molteni, La fête en l’honneur d’une image de la Vierge Marie en plein air dans la Brianza (1850 ; huile sur toile, 268 × 205 cm). Présenté par : Scultura italiana srl
Adolfo Wildt, « Mater purissima » (1919 ; haut-relief en marbre de Candoglia sur socle en bois, 28,5 × 34 cm). Présenté par : Scultura italiana srl
Adolfo Wildt, Mater purissima (1919 ; haut-relief en marbre de Candoglia sur socle en bois, 28,5 × 34 cm). Présenté par : Scultura italiana srl
Giovanni Maria Viani, La prédication de Jean-Baptiste (huile sur toile, 163 × 206 cm). Présenté par : Sine Tempore
Giovanni Maria Viani, Prédication de Jean-Baptiste (huile sur toile, 163 × 206 cm). Présenté par : Sine Tempore
Michele Marieschi (attribué), Vue de la place Saint-Marc avec l'ombre du clocher (huile sur toile, 96,5 × 61 cm). Présenté par : Sine Tempore
Michele Marieschi (attribué), Vue de la place Saint-Marc avec l’ombre du clocher (huile sur toile, 96,5 × 61 cm). Présenté par : Sine Tempore
Giuseppe Vermiglio, « David avec la tête de Goliath » (huile sur toile, 91,5 × 72,5 cm). Présenté par : Galerie Giamblanco
Giuseppe Vermiglio, David avec la tête de Goliath (huile sur toile, 91,5 × 72,5 cm). Présenté par : Galleria Giamblanco
Giovanni Lanfranco, Étude de saint, peut-être saint Pierre (huile sur toile, 58 × 49 cm). Présenté par : Galerie Giamblanco
Giovanni Lanfranco, Étude de saint, peut-être saint Pierre (huile sur toile, 58 × 49 cm). Présenté par : Galerie Giamblanco
Anton Müller-Wischin, Allégorie (vers 1915 ; huile sur toile, 105,5 × 83 cm). Présenté par : 800/900 Art Studio
Anton Müller-Wischin, Allégorie (vers 1915 ; huile sur toile, 105,5 × 83 cm). Présenté par : 800/900 Art Studio
Gino Parin, Le calice (1913 ; huile sur toile, 186 × 95 cm). Présenté par : 800/900 Art Studio
Gino Parin, Le calice (1913 ; huile sur toile, 186 × 95 cm). Présenté par : 800/900 Art Studio

Dans l’ensemble, AMART 2

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