Le procès intenté à trois activistes d’ Ultima Generazione qui, le 13 février 2024, avaient pénétré dans les Offices et collé des images de l’inondation de Campi Bisenzio de l’ automne précédent sur la vitre de protection de la Vénus de Botticelli, s’est terminé par unacquittement. Aucun dommage n’a été causé au tableau ni au verre de protection. La décision d’acquitter les trois activistes, représentés par l’avocat Luigi Dell’Aquila, a été rendue par le tribunal de Florence.
Selon Ultima Generazione, la manifestation s’inscrivait dans le cadre de la campagne Fondo Riparazione (Fonds de réparation), une initiative réclamant la création d’un fonds de 20 milliards d’euros pour indemniser les personnes touchées par les conséquences de la crise climatique, notamment les inondations et les sécheresses. “Nous avons collé des images avec du ruban adhésif sur la vitre de la Naissance de Vénus de Botticelli sur les photos des inondations de Campi Bisenzio à l’automne dernier pour demander un Fonds de réparation pour les dommages causés par ces catastrophes climatiques. Nous reprenons l’action malgré les mesures de précaution et le risque d’aller en prison pour les avoir violées”, ont déclaré les activistes après l’action.
Ils étaient accusés d’interruption d’un service public, de participation à une manifestation non autorisée et de violation du devoir de rester sur place.
L’acquittement, selon l’organisation, est le soixante-quinzième pour les actions d’Ultima Generazione et constitue une “bonne nouvelle”, mais il n’affecte pas “l’amende de 20 000 euros que chacun a reçue en vertu du décret sur les écovandales, qui prévoit des peines allant de 10 000 à 60 000 euros pour ceux qui dégradent ou endommagent le patrimoine culturel”. Une loi inutile d’un point de vue juridique : le délit de dégradation était déjà puni par le code pénal, mais ne pouvait être contesté car le dommage n’avait jamais été commis. Il a donc été décidé de punir la salissure et donc aussi le ruban adhésif. Un décret taillé sur mesure pour nous, comme l’a dénoncé Amnesty International, dans le seul but de criminaliser l’activisme climatique : ce n’est pas de la protection de patrimoine : c’est de la répression de dissidence".
Le tribunal de Florence a acquitté les activistes, mais l’amende de 20 000 euros par activiste est maintenue.
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| Uffizi : les activistes qui avaient collé des images d'inondation sur le verre de la Vénus de Botticelli sont acquittés |
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