Thaddaeus Ropac Milano présente, au Palazzo Belgioioso, « Leoncillo. Perché più bruci », première exposition consacrée à Leoncillo Leonardi (1915–1968) organisée par la galerie et premier volet d’une trilogie sur l’œuvre de l’artiste, développée en collaboration avec la Fondation Leoncillo. Organisée par Lorenzo Fiorucci, Alberto Salvadori et Azalea Seratoni, l’exposition sera ouverte au public du 16 septembre au 14 novembre 2026.
Le parcours rassemble des sculptures et des œuvres sur papier réalisées au cours des quatre décennies de la carrière de Leoncillo et présente la recherche grâce à laquelle l’artiste a redéfini les possibilités expressives de l’argile, en en faisant l’un des langages de la sculpture du XXe siècle. Au cœur de l’exposition se trouve le motif de l’arbre, récurrent dans sa recherche depuis ses premiers dessins d’oliviers des années 1930.
Cet élément naturel devient pour Leoncillo un point de connexion entre la nature et le corps et accompagne une poétique de la transformation qui traverse ses premières sculptures figuratives, caractérisées par des références bucoliques et mythologiques, jusqu’aux œuvres informelles de la dernière décennie. Dans ces dernières, fissures, incisions et fractures transforment la surface de l’argile en lieux de variation matérielle.
Considéré comme l’un des principaux sculpteurs italiens de l’après-guerre, Leoncillo concevait l’argile comme une substance vivante, capable d’exprimer la tension, la mémoire et la renaissance. Sa pratique a redéfini la relation entre la matière et le geste, faisant de la sculpture un processus continu de devenir. Au cours de sa carrière, il a représenté l’Italie lors de six éditions de la Biennale de Venise, de 1948 à 1968. Ses œuvres ont également été exposées à la Galerie nationale d’art moderne de Rome, au Musée Novecento de Florence, au Centre Pompidou à Paris, au Centre d’art Reina Sofía à Madrid et au Solomon R. Guggenheim Museum de New York.
« Car [l’argile] permet une nouvelle organicité. L’organicité de ce qui grandit et est vivant […] Car la céramique, précisément pour cette raison, sait transmettre mieux que tout autre matériau ces conditions visibles, presque tactiles, à travers lesquelles s’exprime un état d’âme », affirmait Leoncillo Leonardi.
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| Leoncillo, l’arbre comme matière : à Milan, la première exposition de l’artiste chez Thaddaeus Ropac |
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