Danse Macabre, l'exposition atmosphérique de Hans Op de Beeck


L'exposition de Hans Op de Beeck à la Tenuta dello Scompiglio construit un univers monochrome et théâtral qui fascine immédiatement, mais soulève des questions sur la durée de l'expérience esthétique. La double critique de Gabriele Landi et Gianluca Sgherri.

L’exposition Danse Macabre de Hans Op de Beeck à la Tenuta dello Scompiglio (Lucques) aété inaugurée le 11 avril et se poursuivra jusqu’au 25 octobre. Ici, la double revue de deux artistes, Gabriele Landi et Gianluca Sgherri.

Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Dominique Provost
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Dominique Provost
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Dominique Provost
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Dominique Provost

Gabriele Landi

Aujourd’hui, la mode est aux expositions axées sur la spectacularisation de l’intervention artistique : les œuvres d’art doivent générer, au premier coup d’œil, l’effet “waouh”. Les caractéristiques de cette recette sont toujours les mêmes : format monumental de l’artefact, création d’une atmosphère immersive grâce à l’utilisation d’un éclairage d’ambiance, d’une musique spécialement créée et d’autres éléments environnants, dans le but de faire vivre au spectateur une expérience multisensorielle inoubliable. L’exposition Dance Macabre de Hans Op de Beeck, qui se tient actuellement à la Tenuta Dello Scompiglio de Vorno, dans la province de Lucques, respecte également ce protocole à la lettre.

Cette façon de procéder ne me convainc pas. En effet, viser l’effet susmentionné génère, à mon avis, un résultat distrait et superficiel qui, au-delà d’une réaction immédiate, n’est pas en mesure d’impliquer profondément le spectateur.

Dans le cas de cette intervention spécifique de l’artiste belge, en entrant dans l’exposition, on se retrouve à marcher le long d’un petit sentier entouré de petits cailloux gris - qui est en fait la seule couleur que l’artiste utilise, non seulement dans cette intervention, mais constamment dans ses œuvres. Sur le chemin, des arbres dénudés se détachent, entrecoupés d’une série de petits lampadaires qui diffusent une faible lumière jaunâtre, d’étangs ou de flaques d’eau, d’une série de pneus abandonnés, de palettes et de fûts métalliques qui semblent contenir des braises crépitantes, le tout dans une atmosphère kitsch et froide, avec une vague teinte lugubre.

L’impression est confirmée lorsqu’on arrive à la “pièce maîtresse” de l’exposition : le manège immobile, habité par une famille de squelettes en habits d’époque, auxquels s’ajoutent, outre les attractions du manège, une série d’animaux non squelettiques. Les murs de la salle sont peints en noir. La visite se termine par une vidéo dans laquelle l’artiste a fait animer une série de ses aquarelles par une intelligence artificielle. Le tout est accompagné d’une musique spécialement composée. Il me semble que rien ne manque.

Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Dominique Provost
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Dominique Provost
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini
Hans Op de Beeck, Danse Macabre (2026). Photo : Leonardo Morfini

Gianluca Sgherri

Si l’art et les expositions devraient nous offrir la possibilité de nous confronter au monde et de le regarder sous de nouvelles perspectives, cette possibilité semble ici sévèrement limitée, voire complètement absente.

Si l’on considère l’artiste contemporain comme quelqu’un qui interroge la réalité à travers des questions esthétiques et formelles, nous sommes ici plutôt confrontés à une pratique qui frôle l’artisanat : une reproduction fidèle de figures et d’objets, un répertoire de moulages en résine.

Hans Op de Beeck construit un univers personnel, grandeur nature et monochrome. Aussi fascinant soit-il, ce monde reste fermé sur lui-même : il ne semble pas offrir d’outils pour le comprendre réellement ou pour retravailler le rapport à ce qui nous entoure. L’effet est immédiat, mais s’estompe rapidement, se dissout dès que l’on quitte l’exposition : une impression qui ne laisse pas de trace.

L’émotion et les références au passé sont présentes et reconnaissables, mais le langage apparaît compact et unidirectionnel : il n’ouvre pas à la confrontation, ni ne soulève de questions capables de perdurer au-delà de l’expérience visuelle.



Gabriele Landi

L'auteur de cet article: Gabriele Landi

Gabriele Landi (Schaerbeek, Belgio, 1971), è un artista che lavora da tempo su una raffinata ricerca che indaga le forme dell'astrazione geometrica, sempre però con richiami alla realtà che lo circonda. Si occupa inoltre di didattica dell'arte moderna e contemporanea. Ha creato un format, Parola d'Artista, attraverso il quale approfondisce, con interviste e focus, il lavoro di suoi colleghi artisti e di critici. Diplomato all'Accademia di Belle Arti di Milano, vive e lavora in provincia di La Spezia.


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