À la Biennale de Venise, le pavillon cubain présente "Hombres Libres" de Roberto Diago


Le pavillon de la République de Cuba à la 61. Exposition internationale d'art - La Biennale di Venezia présente le projet "Hombres Libres / Free Man" de Roberto Diago, sous la direction de Nelson Ramirez de Arellano Conde et avec Daneisy García Roque comme commissaire. Installation visitable du 9 mai au 22 novembre 2026.

Le pavillon de la République de Cuba à la 61. Exposition internationale d’art - La Biennale di Venezia présente le projet Hombres Libres / Free Man de l’artiste Roberto Diago. La participation nationale est organisée par Nelson Ramirez de Arellano Conde et Daneisy García Roque en est la commissaire. L’exposition est située dans Il Giardino Bianco - Art Space, au 1814 Via Giuseppe Garibaldi, entre la zone des Giardini et l’Arsenale, et sera ouverte au public du 9 mai au 22 novembre 2026.

Le projet se concentre sur une réflexion sur le concept de liberté et sa construction historique et culturelle. Du point de vue de l’artiste, la liberté est un processus qui nécessite conscience, mémoire et tension constante. L’œuvre insiste sur l’idée que la liberté peut être comprise comme une pratique continue impliquant le maintien de la dignité et la préservation de la mémoire.

L’installation qui compose le projet, intitulée Hombres Libres / Free Man, est constituée d’un groupe de sculptures représentant des têtes de différentes tailles. Les figures sont placées de manière à avancer vers le spectateur, établissant une confrontation directe avec ceux qui entrent dans l’espace d’exposition. Les surfaces présentent des cicatrices en relief faites sur des matériaux hétérogènes, notamment du métal oxydé, du bois, du plastique et d’autres éléments de récupération. La présence de ces marques devient une référence tangible à la mémoire et à la résistance, avec l’intention d’empêcher ces traces d’être absorbées dans l’oubli.

Roberto Diago, Hombres Libres / Free men (2025 ; installation, matériaux mixtes, dimensions variables) ©Estudio Diago. Par concession de Estudio Diago
Roberto Diago, Hombres Libres / Free men (2025 ; installation, techniques mixtes, dimensions variables) ©Estudio Diago. Avec l’autorisation de Estudio Diago

Dans cette poétique, la liberté ne coïncide pas avec l’effacement de la souffrance ou la suppression des expériences traumatisantes. Au contraire, l’artiste propose d’exposer ces marques comme autant de preuves d’une histoire vécue. Les cicatrices deviennent ainsi des éléments visibles et déclarés, assimilés à des symboles de résistance et de survie. Dans cette perspective, la surface des œuvres, qui rappelle l’épiderme du corps humain, suggère une interprétation de la peau noire comme un espace où se déposent la mémoire, la violence et la résilience.

Le concept de cicatrice joue un rôle central dans la construction de l’identité représentée dans l’installation. La marque gravée sur le matériau n’est pas interprétée comme une simple trace de douleur, mais comme un témoignage de l’expérience vécue. Le corps, bien que marqué, conserve une condition d’autonomie et de souveraineté. De cette perspective découle une redéfinition de l’idée d’“homme libre”, qui dépasse la dimension juridique traditionnelle de l’individu sans contraintes. Dans le projet de Diago, la liberté s’identifie à la capacité de reconnaître ses traces historiques et de préserver la mémoire face aux récits qui ont tenté de l’effacer ou de la déformer.

Roberto Diago. ©Estudio Diago, avec l'aimable autorisation d'Estudio Diago
Roberto Diago. ©Estudio Diago, avec l’aimable autorisation d’Estudio Diago

Notes sur l’artiste

Roberto Diago, né à La Havane en 1971 sous le nom de Juan Roberto Diago Durruthy, vit et travaille dans la capitale cubaine. Peintre, sculpteur et installateur, il a été formé à l’Académie nationale des beaux-arts de San Alejandro. Il est actuellement professeur conseiller à l’Université des arts (ISA) et membre de l’Union nationale des écrivains et artistes de Cuba (UNEAC).

L’artiste utilise fréquemment des matériaux recyclés, qui font partie intégrante du langage visuel de ses œuvres. Dans sa production, le thème de la condition de l’homme noir dans le monde contemporain émerge continuellement. Le travail de Diago traite du conflit historique lié à la diaspora africaine et à l’héritage de l’esclavage, véhiculant une image de résistance et de lutte pour la survie. En assemblant des éléments hétérogènes, l’artiste construit des œuvres qui évoquent des blessures historiques et des mémoires stratifiées.

Depuis plus de trente ans, Diago a développé une carrière internationale en participant à de nombreuses expositions en Europe, en Afrique, aux États-Unis et dans les Caraïbes. Ses œuvres font partie d’une vingtaine d’importantes collections publiques et privées au niveau national et international. Parmi les expositions les plus importantes, citons la galerie Ethelbert Cooper de l’université de Harvard, le musée national des beaux-arts de La Havane et la Casa de América à Madrid.

L’artiste a également participé à de nombreuses biennales, dont les 47e et 57e expositions internationales d’art de la Biennale de Venise, la Biennale de La Havane et la Biennale de Dakar 2022. Son travail a également été inclus dans des projets d’exposition à grande échelle tels que Artes de Cubaau John F. Kennedy Center à Washington, D.C.

Les œuvres de Roberto Diago font aujourd’hui partie de plusieurs collections publiques et privées dans le monde entier, notamment le Museum of Fine Arts de Boston, les collections CIFO et Pizzuti aux États-Unis, le Musée des civilisations noires de Dakar, au Sénégal, le Musée national des beaux-arts de Cuba et le Musée Reina Sofía de Madrid. Au cours de sa carrière, l’artiste a participé à des centaines d’expositions individuelles et collectives dans quelque vingt-cinq pays.

À la Biennale de Venise, le pavillon cubain présente
À la Biennale de Venise, le pavillon cubain présente "Hombres Libres" de Roberto Diago



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