Le 28 avril 2026, la maison de vente Dorotheum de Vienne tiendra sa vente aux enchères consacrée aux tableaux de maîtres anciens, proposant une sélection d’œuvres dont l’histoire se confond avec celle de l’Europe elle-même. Parmi les lots les plus intéressants figure un fragment de Marie Madeleine d’Artemisia Gentileschi (Rome, 1593 - Naples, après 1654), datant de la période florentine de l’artiste, entre 1615 et 1618, estimé entre 100 000 et 150 000 euros. Il s’agit d’une version dédicacée d’une autre Marie Madeleine conservée au Palais Pitti, à Florence, qui présente la tête et les épaules de la sainte coupées, probablement lors des émeutes berlinoises qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. L’œuvre est ensuite restée enroulée dans une cave jusqu’à ce qu’elle soit reconnue et restaurée. Malgré la mutilation, la peinture conserve la haute qualité technique et la profondeur psychologique typiques de l’artiste.
“Le paradoxe entre la puissance de la peinture elle-même et l’histoire dramatique de la perte que porte cette Madeleine énigmatique évoque une réaction viscérale, presque comme s’il s’agissait d’une œuvre d’art contemporaine”, explique Mark MacDonnell, expert en maîtres anciens à Dorotheum. “C’est l’incarnation de la survie contre vents et marées, qui rappelle l’histoire de la vie de l’artiste”.
La complexité de l’histoire derrière un tableau apparaît également dans Hercule domptant le taureau crétois par Antiveduto Gramatica (Sienne, 1571 - Rome, 1626), estimé entre 150 000 et 200 000 euros. Le tableau faisait partie de la célèbre collection du cardinal Scipione Borghese, documentée de 1630 jusqu’au XVIIIe siècle, et représente une pièce de la plus importante collection italienne conservée aujourd’hui à la Villa Borghese à Rome. Malgré sa provenance réputée, l’œuvre était tombée dans l’oubli jusqu’à sa récente redécouverte.
Un parcours similaire concerne la Sainte Françoise de Rome plaçant l’Enfant Jésus dans les bras de son Confesseur par Giuseppe Maria Crespi (Bologne, 1665 - 1747), exécutée sur cuivre et estimée 100 000 - 150 000 €. Commandé en 1735 par un abbé olivétain de Florence, ce tableau faisait à l’origine partie d’une paire et est resté caché pendant des décennies, n’étant connu des spécialistes que par des photographies. Avec cette vente aux enchères, il revient comme la seule version connue du sujet par l’artiste.
Deux scènes bibliques de Franz Sigrist, Abraham et les trois anges et Loth et ses filles, illustrent également un parcours plus récent de perte et de restitution. Entrées au Bayerische Staatsgemäldesammlung dans les années 1930 après la fermeture forcée des entreprises Brüder Lion par les autorités nazies, les œuvres ont été restituées aux héritiers de la famille Lion, achevant un parcours qui a duré près d’un siècle.
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| Une vente aux enchères chez Dorotheum consacrée aux maîtres anciens, comprenant des chefs-d'œuvre d'Artemisia Gentileschi et d'Antiveduto Gramatica. |
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