À la Gemäldegalerie Alte Meister (Galerie des maîtres anciens) de Dresde, dans le complexe Zwinger, la première rétrospective jamais organisée hors d’Italie consacrée à Antonio Allegri dit il Correggio (Correggio, vers 1489 - 1534), intitulée Correggio , se tiendra du 19 septembre 2026 au 10 janvier 2027. Berührend menschlich - Correggio. Profondément humain. L’exposition prend la forme d’un projet de reconstruction critique de la carrière de l’artiste émilien, à travers un ensemble de prêts internationaux normalement distribués dans différents contextes muséaux.
L’initiative s’inscrit dans le cadre des travaux de la Gemäldegalerie Alte Meister, qui possède déjà l’un des noyaux les plus importants de peintures de l’artiste, et s’inscrit également dans le cadre de l’exposition intitulée La renaissance de Correggio, qui se tiendra au Zwinger du 7 janvier 2022 au 31 décembre 2025 et qui sera consacrée à la conservation et à la restauration de l’œuvre Madonna di San Sebastiano. Le tableau, peint par Correggio vers 1524 pour la confrérie de San Sebastiano à Modène, était déjà endommagé dans l’Antiquité et s’est progressivement détérioré au cours des siècles suivants. L’intervention de conservation a dû faire face à une surface picturale gravement compromise, marquée par une déformation convexe du support en bois, qui a provoqué le soulèvement des couches de vernis et une perte généralisée de matière picturale, en particulier le long des joints des panneaux.
Au centre de l’exposition 2026 se trouve la Madone de Saint-Sébastien, une œuvre présentée comme un élément central pour comprendre l’évolution de son style. L’accent est mis sur l’utilisation du clair-obscur, la construction de la lumière en tant que dispositif narratif et le rendu des émotions des sujets représentés. Ces aspects sont mis en relation avec l’évolution ultérieure de la peinture européenne, avec des références aux expériences du baroque et aux développements trouvés dans l’œuvre d’artistes tels qu’Annibale Carracci et Pieter Paul Rubens. L’exposition prend toute sa valeur du fait de la présence, dans le même musée, de la Madone Sixtine de Raphaël. La proximité entre les deux œuvres permet une comparaison directe de deux modèles différents de représentation du sacré à la Renaissance italienne, mettant en évidence des approches différentes de la construction de l’image et de la relation entre la figure, l’espace et la lumière.
Un autre élément important concerne la position historique de l’artiste. Correggio, qui était actif entre Parme et la région émilienne, est considéré par l’historiographie de l’art comme une figure centrale de la Renaissance italienne, même si sa notoriété est aujourd’hui moins immédiate que celle d’autres maîtres contemporains tels que Léonard, Michel-Ange, Raphaël et Titien. L’exposition de Dresde aborde précisément cet aspect, en proposant une réinterprétation de son rôle dans l’histoire de l’art européen. L’artiste est montré comme capable de donner aux images sacrées une dimension profondément humaine, à travers une construction narrative qui met en valeur l’expressivité des sujets. L’objectif de l’exposition est de fournir une lecture documentée du corpus artistique de Correggio, en intégrant l’analyse historico-critique et les données matérielles relatives aux œuvres.
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| Correggio à Dresde : première rétrospective hors d'Italie à la Gemäldegalerie |
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