Florence, au Museo Novecento, une exposition sur Gino Severini, grand protagoniste du début du XXe siècle


Gino Severini (Cortona, 1883 - Paris, 1966) est le protagoniste du cinquième rendez-vous de Solo, un cycle d’expositions au Museo Novecento de Florence qui vise à offrir un portrait concis et étudié de certains des plus grands maîtres du XXe siècle.

L’exposition, intitulée Gino Severini et réalisée grâce au soutien de la Banca Monte dei Paschi di Siena, se concentre sur la production de l’artiste toscan dans les années 1920 et 1930, en proposant une sélection d’œuvres dans lesquelles l’iconographie des sujets est liée à la Commedia dell’arte, au théâtre et à la musique. Dès les années 1920, Severini se passionne en effet pour les figures et les histoires des masques de la commedia dell’arte, tels que Punchinello et Arlequin. Clowns, acrobates et héros de cirque fascinent de nombreux artistes comme Picasso, Gris et Rouault, des musiciens comme Stravinsky, qui a composé le ballet néoclassique Ballet avec chant Pulchinella(Musique d’après Pergolesi) en 1919-1920, et des imprésarios comme Djagilev. Les principales occasions pour Severini d’aborder ces thèmes ont été la décoration de deux salons privés : le Castello di Montegufoni, propriété de Sir George Sitwell, près de Florence (1921-22) et la Maison de Léonce Rosenberg, son marchand français, à Paris (1928-29).

L’exposition, présentée dans les salles du deuxième étage du musée, ramène pour la première fois en Italie une sélection de gouaches liées à la Sala delle Maschere de Montegufoni, où Severini a retrouvé la tradition de la peinture à fresque. L’exposition présente également quatre des six panneaux qui décoraient la résidence Rosenberg, dans lesquels des paysages classiques riches en références à l’Antiquité sont animés par des masques. L’exposition est complétée par un certain nombre de dessins préparatoires pour les deux décorations et par divers documents attestant de la recherche autour de ces sujets : des matériaux qui révèlent avec une vive concrétion l’étude de la géométrie et des lois de la proportion qui ont guidé Severini dans l’élaboration des formes et qui ont également nourri les pages de Du Cubisme au classicisme (1921). La recherche de la pureté stylistique rencontre les vicissitudes humaines et sociales représentées par les masques, restituant un monde à la fois joyeux et mélancolique. Ces œuvres, postérieures à la saison de l’avant-garde, s’inscrivent dans le courant d’un nouveau classicisme, typique du climat artistique et culturel de l’entre-deux-guerres, qui a trouvé en Severini un précurseur attentif, comme en témoigne la célèbre Maternité de 1916, avec laquelle s’ouvre l’exposition.

Gino Severini s’installe très jeune à Rome, où il rencontre Umberto Boccioni, avec qui il fréquente l’atelier de Giacomo Balla, s’approchant de la technique divisionniste. À partir de 1906, il s’installe à Paris, alternant séjours et voyages en Italie. Dans la capitale française, il fréquente les milieux bohèmes et se lie d’amitié avec des artistes comme Modigliani, Braque, Picasso et Gris, ainsi qu’avec des poètes et des critiques comme Apollinaire, Jacob et Fort.

Signataire du Manifeste de la peinture futuriste (1910), il participe en 1912 à la première exposition collective des futuristes à la galerie Bernheim-Jeune à Paris. Les œuvres de cette période, proches des recherches cubistes et futuristes, étudient la vision simultanée de l’espace et du temps, obtenue par une décomposition des plans. Au début de la Première Guerre mondiale, il poursuit ses recherches dans plusieurs directions, jusqu’à ce qu’il parvienne aux volumes solides et classiques de l’œuvre Maternité (1916), présentée dans l’exposition. En 1921, il publie Du Cubisme au classicisme, dans lequel il anticipe le climat européen du “retour à l’ordre”. Ces théories seront également appliquées dans les fresques exécutées au château de Montegufoni en 1921 sur commande de Sir George Sitwell et par l’intermédiaire de Léonce Rosenberg, son marchand parisien. De retour à Paris, il fréquente le philosophe catholique Maritain et commence à se consacrer aux thèmes sacrés en travaillant sur de grands cycles décoratifs. Dans ces années-là, il fait partie des représentants des Italiens de Paris et participe aux principales manifestations en Italie. La décoration de Pulcinella et d’autres masques pour la Casa Rosenberg à Paris date de 1929, où il travaille aux côtés de Savinio, De Chirico et Picabia. Il consacre également beaucoup de temps à la conception de décors, avec des travaux pour le Maggio Musicale Fiorentino et La Fenice. Après la guerre, il s’installe à Meudon et poursuit ses recherches stylistiques, avec un intérêt croissant pour l’abstraction.

Pour plus d’informations, visitez le site officiel du Museo Novecento.

Source : communiqué de presse

Florence, au Museo Novecento, une exposition sur Gino Severini, grand protagoniste du début du XXe siècle
Florence, au Museo Novecento, une exposition sur Gino Severini, grand protagoniste du début du XXe siècle


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