A l’occasion des Jeux Paralympiques d’hiver 2026 Milan-Cortina, Cortina d’Ampezzo accueille Casa Paralimpica Italiana dans les espaces de Farsettiarte, anciennement Casa Italia olimpica. Le choix du lieu répond à une ligne directrice précise : mettre sur le même plan le sport olympique et le sport paralympique, dans un cadre qui allie dimension institutionnelle et vocation culturelle. La galerie devient ainsi le contexte dans lequel l’art, le sport et la société se rencontrent dans le cadre du projet d’exposition intitulé Italia in Gioco.
Cortina, destinée à accueillir la plupart des disciplines sportives et la cérémonie de clôture des Jeux, joue également un rôle central sur le plan culturel. Italia in Gioco se présente comme une déclaration d’identité : le pays se présente comme hôte, système culturel et communauté inclusive. Le concept de jeu s’étend au-delà de la sphère sportive et est considéré comme une métaphore éducative, sociale et de design. Dans cette perspective, l’abstraction est configurée comme un langage universel, capable de transformer les signes, les surfaces et les couleurs en une expérience partagée et accessible. L’exposition réunit des figures bien connues de l’art italien de la seconde moitié du XXe siècle. Dans Luci di Venezia, Tancredi Parmeggiani évoque la ville où il a étudié et vécu jusqu’à sa mort. À Venise, l’artiste a mûri son langage informel, en dialogue avec l’expressionnisme abstrait américain. L’œuvre rend une surface traversée par des trajectoires lumineuses et des signes dynamiques, qui transforment le plan pictural en un espace vibrant.
Avec Rondò I et Rosa-rosae-rosa, Piero Dorazio construit des lignes entrelacées et des bandes de couleur en vibration continue. L’œil est appelé à distinguer les variations de luminosité et de saturation, tandis que l’œuvre évolue en fonction de la distance, de l’inclinaison et de la lumière ambiante. Les lignes s’offrent comme une métaphore de la relation : chaque couleur trouve son sens dans la relation avec l’autre. Dans Rosso de 1976, Agostino Bonalumi dépasse la bidimensionnalité par l’éversion de la toile. La surface prend une consistance plastique, devient corps et tension. L’intervention structurelle de l’intérieur génère des reliefs et des courbes qui placent l’œuvre à la frontière entre la peinture, la sculpture et l’architecture, redéfinissant la perception de l’espace. Les surfacesblanches d’Enrico Castellani affirment l’autonomie de la peinture en tant qu’objet réel. La couleur neutre élimine les références narratives et émotionnelles, tandis que la répétition rythmique produit un champ visuel en transformation continue. L’image tend à disparaître, remplacée par une structure qui existe selon des règles internes, sans fonction représentative.
Avec Il ciclo aereo (1990), Achille Perilli propose une géométrie instable et ouverte dans laquelle les formes semblent flotter dans un espace dépourvu de gravité. La composition suggère un système en mouvement, comme un mécanisme en cours de construction ou de démontage. La référence symbolique à la liberté de mouvement et au franchissement des limites s’inscrit de manière cohérente dans le contexte sportif.
"Dans cet environnement, explique Stefano Farsetti, la sélection d’œuvres des maîtres de l’abstraction italienne de la seconde moitié du XXe siècle, réalisée par Farsettiarte, devient un élément actif de la narration, dialoguant de manière cohérente avec les valeurs paralympiques d’inclusion, de transformation et d’unicité.Cette sélection n’est pas seulement un hommage à l’excellence de l’art italien, elle fait partie intégrante du “jeu” conceptuel de Casa Paralimpica. Les œuvres dialoguent avec les portraits en tangram des athlètes, les installations interactives, le mur des émotions et les expériences immersives de réalité virtuelle, contribuant à construire une mosaïque vivante d’histoires, d’identités et de visions".
La Casa Paralimpica de Cortina", déclare le président du Comité paralympique italien, Marco Giunio De Sanctis, "n’est pas seulement un point d’accueil, mais un manifeste culturel qui, à travers le concept Italia in Gioco, célèbre l’excellence et le dépassement des limites“. Le choix de la galerie Farsettiarte, dans le même lieu que la Casa Italia Olimpica, souligne notre volonté de mettre le sport olympique et paralympique sur un pied d’égalité. Dans cet espace, les œuvres des maîtres de l’abstraction italienne dialoguent avec les histoires de nos athlètes : comme dans un tableau de Bonalumi ou de Dorazio, où la forme est modelée et où la différence engendre la richesse, le mouvement paralympique transforme la perception du handicap en un récit universel de talent et d’inclusion. C’est une invitation à regarder au-delà des apparences, à découvrir que chaque défi est avant tout une extraordinaire opportunité de participation collective”.
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| Milan-Cortina 2026, un voyage d'œuvres d'art à la Maison paralympique italienne |
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