Bologne, début de l'Arte Fiera 2024 : les 10 meilleurs stands selon Finestre sull'Arte


Arte Fiera 2024 démarre à Bologne : l'édition du 50e anniversaire est programmée du 2 au 4 février. Quels sont les meilleurs stands ? Comme à son habitude, la rédaction de Finestre sull'Arte a sélectionné les 10 stands à ne pas manquer. Les voici.

L’édition du 50e anniversaire d’Arte Fiera démarre. Le marché-exposition de Bologne a ouvert ses portes au public aujourd’hui, après l’avant-première réservée à la presse et aux “VIP”, et célèbre cette année un anniversaire important. 171 galeries, une section principale divisée entre art historique et art contemporain, comme le veut la tradition de la foire de Bologne, et trois sections curatées et sur invitation : Photographie et images en mouvement, Pittura XXI et Multipli, consacrées respectivement à la photographie et à la vidéo, à la peinture contemporaine et aux ouvrages édités, du livre d’artiste au livre de créateur. Un programme public qui revisite les épisodes, les personnalités, les publications des dernières années d’Arte Fiera, depuis sa fondation en 1974. Et de nombreux stands intéressants : comme pour toutes les grandes foires, nous avons sélectionné les 10 à ne pas manquer. L’édition 2024 d’Arte Fiera est soutenue par le partenaire principal BPER Banca, et par les partenaires Ducati, Mutina et Stefauto.

1. Lorenzelli Art

Un stand entièrement dédié aux œuvres de Piero Dorazio pour Lorenzelli Art: de grandes peintures qui occupent tout le stand, monographiques, et que la galerie milanaise présente à l’occasion de l’exposition Hypnerotomania, un hommage à Piero Dorazio et à son rapport à la couleur. Le stand est entièrement consacré à des peintures rouges exécutées de 1959 à 1989, offrant ainsi la possibilité de retracer trente ans de carrière de l’artiste sous l’angle d’une seule couleur, tandis que l’exposition dans la galerie approfondit d’autres nuances du maître de la couleur à travers une sélection d’œuvres des années 1970 aux années 1990.

Lorenzelli Art
Lorenzelli Art

2. Vente en studio

Des noms connus et nouveaux sur le stand de la galerie Vente en studio à Rome, qui mêle également peinture et sculpture. À voir : les œuvres ironiques de Davide Monaldi, originaire de la région des Marches, qui réinterprète certains sujets iconographiques traditionnels avec des céramiques (à ne pas manquer, le Saint François parlant aux animaux: parmi les animaux, des flamants roses, des ptérodactyles et même un Gremlin) et les peintures de Romina Bassu, qui se concentre sur les stéréotypes féminins modelés par la culture masculine. Parmi les artistes confirmés, on trouve Flavio Favelli et ses célèbres œuvres réalisées à partir d’emballages de chocolat.

Vente en studio
Vente en studio

3. ADA

L’un des meilleurs stands de la section Pittura XXI est celui de la galerie romaine ADA, qui consacre tout son espace au jeune peintre bergamasque Diego Gualandris. Né en 1993, avec déjà d’importantes participations à son actif (dont une Quadriennale à Rome, en 2020), Gualandris se présente à Arte Fiera avec son exposition La guardona, une sorte de voyage imaginaire dans des mondes fantastiques peuplés de dinosaures et d’insectes géants vus à partir d’une statuette que Gualandris a dans sa chambre (statuette d’ailleurs présente sur le stand). Des prix assurément intéressants pour l’un des meilleurs jeunes peintres italiens, à voir absolument.

ADA
ADA

4. Acappella

L’association napolitaine Acappella participe à la section Pittura XXI d’Arte Fiera avec une exposition personnelle de Claudio Coltorti. Né à Naples en 1989, Coltorti s’est fixé pour objectif de “capturer les forces” en essayant de dépasser la dichotomie entre figuratif et abstrait “à travers une sorte de ”réalisme élargi“”, nous dit la galerie, “dans lequel le véritable objet de la représentation n’est pas la figure ou l’objet, mais le rapport”. Des silhouettes féminines (duplicata d’un original introuvable) sont installées au centre d’intérieurs sans profondeur, attirées par un écran où le regard humain (semble nous dire la peinture) est ce qui ne peut être regardé". Une sélection de ses délicates peintures récentes est à la disposition du public sur le stand.

Acappella
Acappella

5. Glenda Cinquegrana Art Consulting

La section Photographie en mouvement est dominée par le stand de Glenda Cinquegrana Art Consulting, qui se présente avec un stand dédié à trois artistes : Mazaccio&Drowilal, Helmut Newton et Tim White-Sobieski. Une proposition qui réunit donc l’un des plus grands photographes de tous les temps, un artiste reconnu, et un jeune duo, les Français Robert Drowilal et Elise Mazac (connus sous le nom de Mazaccio) : leurs montages sont parmi les choses les plus intéressantes que la photographie a à offrir lors de cette édition d’Arte Fiera.

Glenda Cinquegrana Art Consulting
Glenda Cinquegrana Art Consulting

6. Federico Rui

Ne manquez pas le stand A71 dans le hall 25 pour voir la meilleure exposition personnelle d’Arte Fiera : elle s’intitule It’s all over now, Baby Blue et est l’exposition personnelle de Daniele Galliano, l’un des plus grands peintres italiens de ces quarante dernières années, qui présente ses œuvres dans le magnifique stand de Federico Rui Arte Contemporanea. Il cite Bob Dylan pour raconter, avec quelques peintures monumentales et d’autres visions plus recueillies, les contradictions de la société du XXIe siècle. Puissant et évocateur. Et à des prix très intéressants.

Federico Rui
Federico Rui

7. Forni

La galerie Forni rend hommage, dans le hall 26, au sculpteur sicilien Girolamo Ciulla, récemment décédé, un nom historique de la galerie de Bologne. Les sculptures en travertin de Ciulla, dédiées aux déesses de la mythologie grecque et aux animaux (dont l’omniprésent crocodile), qui évoquent les anciennes civilisations méditerranéennes, se détachent sur le fond bleu qui rappelle la mer sicilienne. Un adieu émouvant à un artiste à redécouvrir.

Forni
Forni

8. Lunetta 11 et galerie d’art Niccoli

Lunetta11 et la Galleria d’Arte Niccoli participent ensemble à Arte Fiera pour présenter l’exposition Uomini antichi, un double solo show de CCH et Simone Settimo. “Deux artistes différents en termes d’âge, de formation, de portée géographique”, explique le commissaire Fabio Belloni. "Mais surtout en termes de poétique et de direction de recherche. Il est difficile de tenter une ressemblance. Ou, précisément parce qu’ils sont si éloignés, en parfait dialogue. Tous deux sont des personnages inquiets, pour qui il a été - ou continue d’être - essentiel de se mesurer à plusieurs langues, peut-être même simultanément. À y regarder de plus près, cependant, il existe une donnée commune qu’il faut reconnaître dans la pratique de la peinture : contaminée par bien d’autres choses, certes, mais fondamentalement toujours la même. Impossible de rejeter un métier, avec les outils et les valeurs qu’il véhicule. Impossible aussi de renier les modèles dont on est issu. Des hommes anciens, par essence, mais avec toute la vitalité qui rend leur discours actuel. Les lignes qui suivent se proposent d’en tracer le profil, en gardant au centre le thème de la peinture et en s’intéressant en particulier à leurs témoignages les plus récents.

Lunetta 11 et galerie d'art Niccoli
Lunetta 11 et Galerie d’art Niccoli

9. Galerie Vigato

L’un des meilleurs stands du hall 26, avec quelques-uns des artistes qui ont marqué l’histoire de l’art italien récent. Giulio Paolini, Vettor Pisani, Omar Galliani, et une confrontation admirable entre Lino Frongia et Stefano Di Stasio. Telle est la proposition de la Galerie Vigato, qui concentre toute son exposition sur un seul thème : la réflexion sur le passé, qui a toujours été l’une des caractéristiques de l’art italien moderne, compte tenu de l’importance universelle que revêt la tradition dont il est issu. Beaucoup d’artistes se sont sentis en continuité avec cette tradition, beaucoup d’autres, surtout à l’époque contemporaine, l’ont prise comme objet de réflexion problématique. Ce sont ces artistes qui constituent la proposition de la galerie piémontaise.

Galerie Vigato
Galerie Vigato

10. Boccanera

Boccanera, l’une des galeries qui, à notre avis, travaille le mieux sur la jeune peinture italienne, présente une seule exposition de Linda Carrara, une artiste de plus en plus reconnue. Dans ses œuvres les plus récentes, celles qui sont exposées au stand de Boccanera, sa vision picturale s’est déplacée vers une représentation “vitaliste” de la réalité : la matière et l’action picturale sont devenues le point central de l’œuvre elle-même, s’éloignant ainsi de la pure figuration pour se rapprocher d’un “événement pictural figural”. En ce sens, les images présentées par l’artiste ne coïncident pas avec les choses qu’elles décrivent, mais visent à évoquer l’expérience première qui les a générées, l’observation à laquelle elles se réfèrent, leur côté primordial, presque dans une narration métaphysique de l’événement pictural et de l’expérience dont elles sont issues.

Boccanera
Boccanera

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