À Bologne, le Palazzo Bentivoglio accueille du 30 janvier au 26 avril 2026 l’exposition solo CC de Michael E. Smith, artiste américain né à Détroit en 1977, considéré comme l’un des plus radicaux et influents de sa génération. Organisée par Simone Menegoi et Tommaso Pasquali, l’exposition est conçue pour le sous-sol du bâtiment Bolognese et se caractérise par une refonte radicale des espaces, transformés en un parcours qui alterne entre vide et tension perceptive.
La pratique de Smith, développée depuis plus de vingt ans, oscille entre la sculpture et l’installation et se fonde sur l’utilisation de matériaux trouvés et d’objets produits en série. Les œuvres, souvent de taille minimale, interagissent directement avec l’espace d’exposition et les conditions perceptives, créant une relation entre le silence, l’attente et le sens. Pour CC, l’artiste a créé des interventions sans précédent, spécialement conçues pour le contexte du sous-sol, dans lesquelles la lumière, la disposition des objets et la raréfaction progressive définissent une expérience immersive et non conventionnelle.
“Michael E. Smith est l’un des artistes américains les plus originaux et les plus importants des deux dernières décennies”, explique Simone Menegoi, qui était également co-commissaire de l’importante exposition consacrée à Smith par la Triennale de Milan en 2014. “On peut dire que son œuvre se compose de deux moitiés. La première est constituée des œuvres elles-mêmes ; la seconde, de la manière dont ces œuvres sont placées dans l’espace d’exposition, souvent de manière inhabituelle et désorientante, et de la façon dont l’espace est modifié par l’artiste en fonction des œuvres ; en modifiant l’éclairage standard, en mettant en évidence des éléments techniques qui restent habituellement cachés, etc. Il est fascinant de voir cette approche dans un lieu aussi chargé d’histoire que le sous-sol du Palazzo Bentivoglio”.
Nous souhaitions vivement ce projet“, ajoute Tommaso Pasquali, ”non seulement parce que nous reconnaissons la profondeur de la recherche de Smith et la cohérence de son langage, mais aussi parce que, sept ans après l’ouverture de notre lieu d’exposition, nous souhaitions nous mesurer à la possibilité de voir ces espaces resémantisés par une pratique radicalement contemporaine telle que celle de l’artiste américain, qui remet en question le concept traditionnel de sculpture depuis vingt ans“. Lors d’une récente visite dans notre sous-sol, la lumière, les proportions et les traces du temps ont immédiatement orienté sa réflexion sur l’étendue de son intervention et sur la capacité du lieu à devenir la matière vivante de son œuvre”.
L’exposition s’ouvre sur schmucke dich, o liebe seele, bwv 654, un bac en plastique rempli de ballons d’eau, introduit par le thème de la matérialité pauvre et quotidienne. Les spectateurs de réalité virtuelle dans Untitled soulignent le lien entre la technologie et le narcissisme contemporain. Des installations telles que my sweet lord / today is a killer et bricks in my pillow (Laura Dukes) combinent ironie et étrangeté, transformant des objets ordinaires en présences ambiguës : vêtements, récipients, ballons et instruments de musique deviennent des symboles de la production en série, de la consommation et de la valeur des objets avant leur utilisation. La musique reste une source d’inspiration constante pour Smith, avec des références au folk, au blues et au jazz présentes dans les titres des œuvres.
L’exposition se termine par la démonstration de hello walls, où un projecteur laser interagit avec des cristaux de sélénite et une pelouse artificielle, créant un effet de lumière variable et révélant les caractéristiques architecturales de l’espace. L’installation invite le spectateur à se déplacer prudemment entre les voûtes basses et la pénombre, en explorant les liens entre les objets, les corps et l’espace, tandis que le quotidien et le résiduel deviennent des outils de réflexion sur le temps, la mémoire et la possibilité expressive d’objets communs. À l’occasion d’Arte Fiera, du 4 au 8 février, l’exposition propose des ouvertures extraordinaires avec des horaires prolongés, tandis que le catalogue publié par CURA rassemble des textes critiques et des appareils visuels, approfondissant la production inédite de Smith pour Bologne. Le Palazzo Bentivoglio poursuit ainsi sa programmation basée sur le dialogue entre artistes contemporains et espaces historiques, confirmant son orientation vers des projets expérimentaux où le lieu devient partie intégrante de l’œuvre.
L’entrée est gratuite du vendredi au dimanche, de 12 à 19 heures. Ouvertures spéciales pendant Arte Fiera : mercredi 4 février de 12 à 19 heures, jeudi 5 février de 12 à 22 heures, vendredi 6 février de 12 à 22 heures, samedi 7 février de 12 à 22 heures et dimanche 8 février de 12 à 19 heures. L’exposition sera fermée le dimanche de Pâques et ouvrira exceptionnellement le 25 avril.
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| Michael E. Smith transforme le sous-sol du Palazzo Bentivoglio de Bologne avec des matériaux de tous les jours. |
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