La Mangano Galleria d’Arte de Crémone présente, du 14 février au 9 mai 2026, RiSorridimi, une exposition à deux voix de Maurizio Arcangeli et Clara Bonfiglio, deux figures marquantes de la saison artistique italienne des années 1980, une période caractérisée par une synthèse renouvelée entre mémoire, concept et image. L’inauguration est prévue le samedi 14 février à 18 heures, en présence des artistes.
Organisée par Gianluca Mangano et accompagnée d’un texte critique détaillé rédigé par le commissaire lui-même, l’exposition est conçue comme un pas de deux, un dialogue entre deux poétiques coexistantes et complémentaires. Arcangeli, l’un des principaux interprètes du médialisme analytique, présente des œuvres historiques et récentes, des œuvres conceptuelles aux ponctuations qui reproduisent le rythme et la structure de la peinture, en passant par des œuvres plus récentes qui explorent les relations entre le langage, l’espace et la perception. Bonfiglio, la seule femme artiste associée au Nuovo Futurismo, expose des œuvres telles que Ti sorrido (1984) ainsi que des installations et des objets urbains qui étudient la relation entre l’image, l’identité et les médias de masse, caractérisés par un regard ironique et urbain. Bien qu’issus de mouvements distincts, les deux artistes partagent une même tension vers la contemporanéité, déclinée selon des modalités opposées mais convergentes. L’exposition met donc en évidence la recherche d’un équilibre entre le contenu et la forme, la pensée et l’image, la légèreté et la profondeur, le sourire et le questionnement.
“La grandeur des artistes se mesure à leur capacité à exprimer la dynamique de leur époque”, écrit Gianluca Mangano. Bonfiglio et Arcangeli, nés en 1959, abordent la contemporanéité à travers des lentilles génétiques différentes : elle organise l’ensemble avec la largeur d’un objectif grand angle, il se concentre sur les détails avec la précision d’un microscope. C’est de cette oscillation que naît leur équilibre, humain et artistique".
“Je ne me souviens pas de ce que nous nous sommes dit lorsque Maurizio nous a présentés”, souligne le commissaire Gianluca Mangano, “mais cette fierté féminine n’était pas nouvelle pour moi, c’est le moment où j’ai compris que l’énergie d’Arcangeli est également en équilibre avec une autre aura, aussi puissante que celle de Bonfiglio. De nombreux couples d’artistes ont marqué la culture occidentale : Dali et Gala ; Frida et Rivera ; Christo et Jeanne-Claude ; Krasner et Pollock... Abramovich et Ulay... Il y a des rivières de littérature pour les documenter. Un an après la célébration au Museo Civico di Viadana, c’est maintenant à la Galleria Mangano de témoigner de l’œuvre de ce prestigieux couple d’artistes à travers un pas de deux inoubliable. Une exposition destinée à mettre en évidence les points de rencontre, au-delà des différences, entre les protagonistes de deux mouvements artistiques distincts mais coexistants. Nés en 1959, Clara et Maurizio sont deux scorpions énigmatiques qui sont partis de réalités sensiblement différentes pour atterrir en même temps dans la mythique histoire de l’art italien des années 1980. Cette période magistralement décrite par le critique Renato Barilli dans laquelle ”les deux forces opposées semblaient se confondre : “...l’environnementalisme de l’Arte Povera et l’esprit revivaliste des mouvements liés à la citation”. Le scénario d’un art internationalisé, sans tendance dominante mais au contraire visant à concilier le sérieux du contenu et l’agrément de la forme, (comme le “devoir” au “plaisir”), est celui vers lequel Arcangeli et Bonfiglio regardent depuis leur balcon national".
Maurizio Arcangeli (Montecosaro, MC, 1959) a étudié à l’Accademia di Firenze et à Bologne, sous la direction de Concetto Pozzati, développant une recherche qui allie langage conceptuel et rigueur technique. L’un des principaux représentants du médialisme analytique, il expose depuis les années 1980 dans des contextes institutionnels et privés, consolidant une poétique axée sur la relation entre le signe, l’image et la perception.
Clara Bonfiglio (Milan, 1959) a été formée à l’Académie des beaux-arts de Brera et a rejoint très jeune le groupe Nuovo Futurismo dirigé par Luciano Inga-Pin à la galerie Il Diagramma. Depuis les années 1980, elle expose dans des galeries et des institutions italiennes, développant une poétique qui combine objets urbains, imagerie médiatique et ironie contemporaine.
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| Crémone, chez Mangano, l'exposition sur Arcangeli et Bonfiglio, protagonistes des années 1980 |
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